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La ruée vers la mémoire IA provoque une pénurie mondiale : les TV et consoles en ligne de mire

Écrit par TMIMI Fakhreddine, fondateur de Synfex Media.

Passionné par la tech et l'actualité numérique.

Publié le 13 janvier 2026
Puce mémoire sur carte mère éclairée en bleu et orange, illustrant la pénurie mondiale de composants due à la demande en IA
La mémoire vive et les puces de stockage sont désormais accaparées par l’IA, provoquant une tension inédite sur les marchés électroniques.

L’intelligence artificielle absorbe la mémoire mondiale

La demande explosive en puces mémoire pour l’IA bouleverse tout le marché des semi-conducteurs. Selon TechRadar, les fabricants privilégient désormais les data centers au détriment du grand public. Cela entraîne des hausses de prix inédites et des risques de pénurie pour les appareils courants, y compris les téléviseurs, consoles et équipements audio/vidéo.

Pourquoi cette tension sur la mémoire devient critique

Les infrastructures d’IA consomment des volumes colossaux de mémoire HBM et DRAM, indispensables à l’entraînement des modèles. Les mêmes wafers de semi-conducteurs servent aussi à fabriquer la mémoire grand public. Résultat : la production peine à suivre, et les chaînes d’approvisionnement sont à bout de souffle. Les fabricants (Micron, SK Hynix, Samsung Electronics) ont logiquement réorienté leurs capacités vers les clients les plus rentables, c'est-à-dire les géants du cloud et de l’IA.

Des chiffres qui illustrent un déséquilibre historique

OpenAI prévoit à elle seule de commander 900 000 wafers en 2029, soit près de 40 % de la production mondiale actuelle. La mémoire HBM, utilisée dans les GPU IA, consomme environ trois fois plus de wafers que la DDR5. Conséquence directe : les prix s’envolent. En un an, la DRAM a bondi de 171 %, et la DDR5 a quadruplé depuis septembre 2025. Même la NAND, utilisée dans les SSD et téléviseurs, a doublé de prix en un mois. L’ensemble de la production DRAM et NAND de SK Hynix est déjà réservée pour l’année à venir.

Les produits grand public pris à la gorge

Les constructeurs d’électronique grand public sont les premiers à subir le choc. Les téléviseurs, consoles et équipements audio/vidéo dépendent des mêmes types de mémoire que les PC. Les modèles d’entrée de gamme, aux marges plus faibles, risquent d’être les plus affectés. Samsung a déjà prévenu d’éventuelles hausses de prix pour ses téléviseurs, tandis que certains fabricants de smartphones réduisent la capacité mémoire de leurs appareils pour limiter les coûts.

Les implications à court terme pour les consommateurs

Concrètement, les acheteurs pourraient voir le prix des TV, PC ou consoles grimper dans les mois à venir. Certains modèles pourraient être livrés avec moins de RAM ou de stockage. Les ruptures de stock, fréquentes en période de forte demande, risquent de s’étendre à de nouveaux segments du marché. Et la situation ne devrait pas s’améliorer avant 2027, date à laquelle les nouvelles capacités de production seront enfin disponibles.

Une transition industrielle sous tension

La course à l’IA a accéléré une mutation profonde du secteur des semi-conducteurs. Les fabricants privilégient désormais la performance et la rentabilité à court terme, quitte à déséquilibrer les marchés grand public. Pour les consommateurs comme pour les marques, 2026 s’annonce comme une année de transition délicate, marquée par des prix élevés et une rareté prolongée des composants.

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